Fotos d’Avià

Pour mémoire, un parell de fotos d’Avià, d’aquell llunyà primer de setembre.

Avià 1

Avià 2

Avià

El dia 1 de setembre, a Avià, sota les muntanyes…

Avià 1-10-2011

Gabriel Almazan al Triangle

LLIBRE

JORDI VINTRÓ
‘La bassa de les oques’
LABREU, 2010.

Jordi Vintró és considerat, per molts poetes i lectors, un dels noms cabdals de la lírica catalana contemporània. Amb el poema riu Insuficiència mitral (1997) va enlluernar per la seva habilitat amb els hendecasíl·labs, amb una frescor i un humor cristal·lins, que ens recorden tant Bauçà com Pedrals. LaBreu li ha publicat La bassa de les oques, volum extens i inspirat que té l’aparença d’un recull de peces costumistes amb estructura d’auca, formalment exactes i amb rauxa i força narrativa. A més de ser totes aquestes coses, també és un joc (desvetllat al bloc del poeta) que converteix el llibre en un poemari 2.0. Perquè cada. títol i lema amaguen un secret, i cada poema s’inspira formalment en un altre que li serveix de model (de Riba, d’E. E. Cummings, de Queneau, etcètera). Així, el conjunt multiplica sentits i lectures, una mica a la manera del taller oulipo, afegint-hi noves possibilitats de joc. G.A.

El Triangle 24-6-2011

Fotos de Badalona

Tinc un parell de fotos de la lectura de Badalona.

Badalona 2
Badalona 1

Badalona

El dia 20 de juliol, lectura a Badalona, a l’aire lliure, vora el mar…

Badalona 2011

Els diaris en parlen. Per exemple, El Punt.

63. En Roc enroca

Vinyeta 63

Figura

Oca (14). L’absolut.

Títol

Conté la cadena fònica “oca”.

Lemes

Mosca aixafada = Signatura simple de forma aplanada.
Arracada d’or = Indesitjable beneficiós.
Canvi de parella = Diner menut de què disposen col·lectivament dos dependents.

Poema model


                                                      — que garder une somme
Jamais d’un savetier ne compromit le somme ;
— Qu’un nain qui vous vient dans la glace à l’abdomen
Vous paraîtrait géant placé sous un dolmen ;
— Qu’il faut, quand c’est servi, de force attabler l’homme
Qui d’un ver solitaire à sa charge est le home ;
— Qu’amène est d’instinct la femme envers son mari
Plus que la vieille fille envers son canari ;
— Qu’outre-Manche à certains essuyages intimes,
En aveugle accomplis, jamais ne sert le Times ;
— Qu’un phtisique à Paris, plus vite qu’à Menton,
Rien que par le calme et l’air double son menton ;
— Qu’en l’honneur de l’asperge, en mai, lorsqu’il urine,
Jamais gourmet repu n’enfle, œil clos, sa narine ;
— Qu’ignare en son bocal, la rainette, selon
Son seul caprice, adopte ou lâche un échelon ;
— Qu’une mouche accentue en y tirant sa coupe
L’attrait par le breuvage exercé dans la coupe ;
— Qu’il en coûte au frileux de relever son col
Quand le mercure gèle et fait place à l’alcool ;
— Que rien n’est, du pays, semblable à la bottine,
Où l’abeille en tout temps, d’après Mignon, butine ;
— Qu’un poltron recevrait sans secousse un cartel
Pourvu que de nul autre il ne vînt que de Tell ;
— Que le feu fît aux rois plus bas courber l’échine
Qu’en stratège émérite alluma Rostopchine ;
— Qu’un libéré bouchon, mieux qu’un bas, lorsqu’il part,
Traverserait un haut plafond de part en part ;
— Que, des astres, plus ronde est la lune et plus crue
Sa clarté, plus la somme, autour d’elle, est accrue ;
— Qu’en l’art nul n’égala Napoléon Ier
D’éviter de manger son pain blanc le premier ;
— Qu’à nu mis les travers de la femme savante
Jamais n’ont de Molière égayé la servante ;
— Qu’unanime un refus s’oppose à qui, poli,
Demande aux gens licence avant d’ouvrir un pli ;
— Que si le spécimen noir rare est chez la perle
Plus que le blanc, de même il en va chez le merle ;
— Que lorsqu’on l’a servi bien le joueur de Nain
Jaune adore finir sans avoir eu la main ;
— Que c’est lors d’un de ses étés qu’ému d’une aune
De son manteau l’humain saint Martin fit l’aumône ;
— Qu’en amour nul ne sut faire à l’égal d’Onan
Passer avant tout la loi du donnant donnant ;
Qu’est l’effet détruit moins bien que par un bécarre
D’une altération par la prochaine barre ;
— Qu’à sa voisine à sec, jadis, par la fourmi,
Tout fut, quand vint la bise, obligeamment fourni ;
— Qu’Attila, mieux campé que son aîné Rodrigue,
D’alexandrins fameux est plus que lui prodigue ;
— Qu’un trait courbe, à l’encontre allant d’un bruit qui court,
Pour marier deux points plus qu’une droite est court ;
— Qu’un houleux débat lorsqu’on sonne s’envenime ;
— Que l’arme la plus noble est la lettre anonyme
Pour battre ses rivaux dans la course aux honneurs1
— Lettre que, révolté, le digne Calino
Sans la décacheter jetait dans la corbeille —
Ou que la loi salique existe chez l’abeille ;)))
Deux couteaux cliquetants qu’affûte un découpeur ;)),
Veste au dos, feutre au front, — objet si peu trompeur, —
Un brevet pour l’oiseau de foncière bêtise ;),
Surtout gris, chapeau noir (dont l’aspect synthétise
Ces temps où l’on voyait des rois partis de rien
Et qu’inlassablement fouille l’historien ;),
Mis par lui jusqu’au bout sur son rocher accore,
Ne magnifiaient pas sa silhouette encore,
Fait que, méditatif, on oublie un moment
L’Égypte, son soleil, ses soirs, son firmament.

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1. Que de prospérités, que de fermes bonheurs
      Pour qui n’est point aveugle ont une source infâme !
      Le prix de piano dépend plus pour la femme
      Du nombre de galants qu’elle a dans le jury
      Que de son déchiffrage et du talent mûri
      Qu’elle déploie ou non en jouant sa sonate ;
      Maint X…-les-Bains doit moins à son bicarbonate
      Qu’aux joueurs qui, la nuit, hantent son casino.

Raymond Roussel.
Continuació del poema model 59.

Nota

Quan al darrer vers es diu que el nom de Roc és “de soca remota”, es fa referència a l’entrada Roc del Diccionari català valencià balear: “Etim.: de l’occità Roch, nom d’un sant montpellerès del segle XIII-XIV (el nom és d’origen germànic)”.

La partitura que apareix a la vinyeta és una simplificació dels primers compassos de Ma Mère l’Oye, obra de Maurice Ravel per a piano a quatre mans.

Ma Mère l'Oyepdf

62. Tots els treballs resulten sobrers

Vinyeta 62

Títol

Vers 14 del sonet.

Lema

Peu de rei = Mètrica suprema.

Poema model

Three years she grew in sun and shower,
Then Nature said, “A lovelier flower
On earth was never sown:
This child I to myself will take:
She shall be mine, and I will make
A lady of my own.

“Myself will to my darling be
Both law and impulse; and with me
The girl, in rock and plain,
In earth and heaven, in glade and bower
Shall feel an overseeing power
To kindle or restrain.

“She shall be sportive as the fawn,
That, wild with glee across the lawn,
Or up the mountain springs;
And hers shall be the breathing balm,
And hers the silence and the calm
Of mute, insensate things.

“The floating clouds their state shall lend
To her; for her the willow bend;
Nor shall she fail to see
E’en in the motions of the storm
Grace that shall mould the maiden’s form
By silent sympathy.

“The stars of midnight shall be dear
To her; and she shall lean her ear
In many a secret place
Where rivulets dance their wayward round,
And beauty born of murmuring sound
Shall pass into her face.

“And vital feelings of delight
Shall rear her form to stately height,
Her virgin bosom swell;
Such thoughts to Lucy I will give
While she and I together live
Here in this happy dell.”

Thus Nature spake. The work was done―
How soon my Lucy’s race was run!
She died, and left to me
This heath, this calm and quiet scene;
The memory of what has been,
And never more will be.

William Wordsworth

Edició consultada:
Poems of the Imagination.
The Poetical Works of William Wordsworth.
London and Edinburgh, William P. Nimmo, 1877.

Three Years She Grew

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